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Le traitement par hijama



La hijama est une méthode thérapeutique très utilisée dans la médecine prophétique et permettant de soigner de nombreux maux.

Anas ibn Malik رضي الله عنه rapporte que le Messager de DIEU صلى الله عليه و سلم a dit :
« Pendant mon voyage nocturne, je ne suis pas passé devant un groupe sans qu'ils ne me disent : " Ô Mouhammed ! Ordonne à ta communauté de pratiquer el hijama ". » [Sahih el djami3 n°5671]

Ibn 3Abbas رضي الله عنه rapporte dans une autre version de ce même hadith :
« Attache-toi à la pratique d'Al hijama, ô Mouhammed. » [As Sahiha n°2263]

Ibn 3Abbas رضي الله عنه rapporte :
« Le Prophète de DIEU (صلى الله عليه و سلم) se fit faire une hijama et il paya celui qui la pratiqua. » [el-Boukhari n°5691 et Mouslim n°1202]

Anas رضي الله عنه rapporte que Abou Taybah pratiqua al hijama au Prophète de DIEU صلى الله عليه و سلم. Il ordonna qu'on lui donne qu'on lui donne deux sa3 de nourriture, il parla à ses maîtres afin qu'ils cessent de trop le charger et dit :
« Le meilleur de vos remèdes est al hijama. » [el-Boukhari n°5696 et Mouslim n°1577]

Les bienfaits de la hijama



Concernant les bienfaits d'Al hijama, elle purifie la partie superficielle du corps, plus que la saignée (el-fasd) qui est meilleure pour les profondeurs du corps. Al hijama extrait le sang de la surface de l'épiderme.

La vérité est qu'Al hijama et el-fasd diffèrent suivant le temps, le lieu, les âges et les humeurs, les pays chauds, les temps chauds, les humeurs chaudes dont le sang de l'individu est à maturité, et en ce cas al hijama est plus avantageuse que el-fasd, car le sang mûrit, se liquéfie et se dirige vers la couche superficielle du corps. C'est pourquoi al-hijama parvient à extraire ce que ne peut atteindre el-fasd, et qu'elle est meilleure pour les jeunes et ceux qui ne supportent pas el-fasd. Les médecins ont établi qu'al hijama, dans les pays chauds, était meilleur que el-fasd. Il est préférable que cela soit pratiqué au milieu du mois ou sa deuxième moitié, et plus précisement dans le troisième quart du mois. Au début de mois [lunaire], le sang ne s'est pas encore agité, à la fin il sera calmé, alors qu'au milieu ou peu après, il sera à son augmentation maximale.

La saignée (al-fasd) pratiquée sur l'artère brachiale (Al-basiliq, l'artère du bras) est utile pour remédier à la chaleur du foie, de la rate, aux inflammations constituées de sang, aux oedèmes pulmonaires, ballonnements, pleurésie (Oedème au niveau de la plèvre, membrane qui entoure les poumons) et toutes les maladies sanguines survenant du bas du genoux jusqu'à la hanche.

La saignée pratiquée sur l'artère médiane (Al-akhal, l'artère du bras) est bénéfique au trop plein survenant dans tout le corps, s'il est sanguin, de même si le sang s'est altéré dans tout le corps.

La saignée pratiquée sur la veine radiale (Al-qayqal, la veine du bras) est bénéfique aux maux de tête et de cou causés par l'abondance ou l'altération du sang.

La saignée pratiquée sur les veines jugulaires externes (Al-wadjayn, les veines du cou) est utile aux douleurs de la rate, à l'asthme et aux douleurs au niveau du front. Al hijama pratiquée sur la veine jugulaire postérieure (Al-kahil, située à la base de la nuque entre les épaules) est utile aux douleurs du bras et de la gorge.

Al hijama pratiquée sur les veines occipitales (Al-akhda3yn, veines de la partie postérieure du cou. Nombreux sont ceux qui ont été d'avis qu'elles désignaient la même chose que al-wadjayn, mais il semble qu'elles soient tout le même distinctes) est utile pour les maladies de la tête et de ses différentes parties comme le visage, les dents, les oreilles, les yeux, le nez et le cou, si ces maux sont le résultat de l'abondance, de la corruption du sang, ou des deux.

La pratique de hijama sur le dos du pied remplace la saignée (al-fasd) de la veine saphène qui se trouve au niveau de la cheville (As-safin, elle naît sur le dos du pied, puis longe le talon pour remonter vers une veine profonde aux creux du genou), et elle est utile pour soigner l'ulcère des cuisses et des jambes, le retard de règles, et les démangeaisons au niveau des testicules.

Quant à la pratique d'al hijama au bas de la poitrine, elle est utile contre les abcès, pustules et boutons de la cuisse, de même que les crises de goutte (Maladie qui cause de grandes douleurs aux articulations, notamment le gros orteil), les hémorroïdes, l'éléphantiasis (Maladie dont les symptômes sont une augmentation du volume d'un membre ou d'une partie du corps causée par un oedème, qui est épanchement de la lymphe en dehors du système lymphatique) et les démangeaisons du dos.


Les moments pour pratiquer al-Hijama



Ibn 3Abbas رضي الله عنه rapporte que le Messager d'ALLAH صلى الله عليه و سلم a dit : « Quel bon serviteur que celui qui pratique Al hijama. Il évacue le sang, allège le dos et clarifie la vue ». Lorsqu'on éleva le Messager d'ALLAH صلى الله عليه و سلم, il ne passa pas devant un groupe sans qu'on ne lui dise : « Attache-toi à al hijama ». Et il dit : « Les meilleurs jours où vous pouvez pratiquer al-hijama, sont les 17, 19, et 21 jour [du mois lunaire]. Les meilleurs de vos remèdes sont as-sa3out, al-ladoud, al-hijama et al-mashiyy ». Le terme "al-mashiyy" désigne tout liquide consommé qui a des vertus laxatives. Il est dérivé du verbe masha/yamshi (marcher) car il amène celui qui le consomme à se rendre fréquemment aux toilettes.

Anas رضي الله عنه rapporte que le Messager d'ALLAH صلى الله عليه و سلم a dit :
« Celui qui veut pratiquer al-hijama, qu'il cherche les 17e, 19e et 21 jour [du mois lunaire], afin que le sang ne s'agite pas au point ce que cela le tue. ». [As-Sahihah n°2747] L'agitation du sang désigne ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'hypertension.

Abou Hourayrah رضي الله عنه rapporte que le Messager d'ALLAH صلى الله عليه و سلم a dit :
« Celui qui veut pratiquer al-hijama, qu'il cherche les 17e, 19e et 21 jour [du mois lunaire], cela sera pour lui un remède contre tous les maux. ». C'est-à-dire, tout mal causé par l'abondance du sang.

En arabe, les remèdes portent des noms différents selont leur mode d'utilisation. Ainsi, as-sa3out désigne ce qui est pris par le nez et al-ladoud ce qui est pris du coin de la bouche.


Tous ces hadiths sont conformes à l'unanimité des médecins disant que al-hijama pendant la deuxième moitié du mois et les jours qui suivent du troisième quart sont meilleurs que le début ou la fin du mois. Mais si elle est pratiquée en cas de nécessité, elle est bénéfique à tout moment, que ce soit au début ou la fin du mois. Hanbal rapporte que Abou 3abdALLAH Ahmed ibn Hanbal pratiquat al-hijama à chaque fois que son sang s'agitait, à toute heure.

L'auteur de al-qanoun a dit : « Ses temps fixés pendant la journée sont : La deuxième ou la troisième heure. Il ne faut pas la pratiquer après le hammam, sauf celui dont le sang est épais et qui doit se rendre au hammam, attendre une heure, puis pratiquer al-hijama ».

Dans son livre al-afrad Ad-Daraqoutni rapporte d'après Nafi3 : « 3abdALLAH ibn 3Oumar me dit : « Mon sang s'agite, cherche-moi quelqu'un pour pratiquer al-hijama, qui ne soit ni jeune ni vieillard, car j'ai entendu le Messager d'ALLAH (صلى الله عليه و سلم) dire :
" Al-hijama augmente la mémoire du mémorisateur et la raison de l'homme sensé, alors pratiquez al-hijama au Nom d'ALLAH (عز و جل), mais pas le jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Pratiquez al-hijama plutôt le lundi, car la lèpre n'arrive que mercredi. " » Ad-Daraqoutni dit : « Pratiquez al-hijama lundi et mardi, mais pas mercredi ». [Ibn Madjah n°3487, qualifié de faible par al-Arna'out]

Mais cela rompt-il le jeûne ou non, c'est une autre question. Ce qui est juste est que al-hijama rompt le jeûne, comme cela est rapporté authentiquement du Messager d'ALLAH صلى الله عليه و سلم, sans aucune protestation. Et le meilleur argument qu'on puisse opposer est le hadith qui montre qu'il a pratiqué al-hijama alors qu'il jeûnait, mais il ne montre que cela ne rompt pas le jeûne qu'après quatre choses : Il s'agissait d'un jeûne obligatoire, il était résident, il ne souffait d'aucune maladie qui nécessite la pratique d'al-hijama, ce hadith vient après la parole : » Celui applique al-hijama et celui qui se la fait pratiquer ont tous deux rompu leur jeûne ». [Sahih at-Tirmidhi n°774]

Si ces quatre postulats sont vérifiés, on peut argumenter par sa pratique pour dire que al-hijama ne rompt pas le jeûne. Sinon, qu'est-ce qui empêche que ce jeûne ait été surérogatoire qu'il est permis de rompre par al-hijama ou autre ? Ou que cela ait été pendant le mois de Ramadhan, mais en voyage ? Ou aussi, qu'il ait été résident, mais que cela ait été nécessaire de la même manière que la maladie permet de rompre le jeûne ? Ou encore que cela ait été un jeûne obligatoire du mois de Ramadhan, alors qu'il était résident, mais que cela soit conforme à la règle de base et que sa parole » Celui applique al-hijama et celui qui se la fait pratiquer ont tous deux rompu leur jeûne ». ne voit venue après ? Il n'est possible d'affirmer aucun de ces quatre postulats, alors que dire de l'ensemble ?

Cela indique également la permission de payer le médecin ou autre sans contrat de travail, mais en lui donnant le salaire de ses semblables ou ce qui le satisfera.

Cela indique aussi la permission de tirer profit de la pratique de al-hijama, même s'il n'est pas bon à 'homme libre d'en prendre un salaire, sans pour autant que cela lui soit illicite. Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui a donné son salaire et ne lui pas interdit de le dépenser, et le fait qu'il ait qualifié ce salaire de mauvais, sans que cela n'implique qu'ils soient illicites.

Cela indique encore qu'il est permis de demander chaque jour un gain déterminé à son servant, en fonction de ses capacités, et que le servant peut disposer de l'excédent. Et si on le lui interdisait, tout ce qu'il gagne serait une imposition (de son maître) et il n'y aurait aucune utilité à en fixer la valeur. Au contraire, l'excédent est considéré comme une chose que son maître lui donne, et il peut en disposer comme il le veut. Et ALLAH عز و جل est plus Savant.


Selon Ibn Al-Qayyim, authentification basée sur les ouvrages de Shaykh Mouhamed Nesir Ad-Din Al-Albani et abdEL QADIR Al-Arna'out [Qu'ALLAH عز و جل leur fasse miséricorde]