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Ne généralisez pas, mais précisez votre problème pour que si DIEU LE GUÉRISSEUR le veut, vous obteniendrez le bon remède.





La hijama : Définition et mode opératoire




La hijama est une méthode thérapeutique très utilisée dans la médecine prophétique et permettant de soigner de nombreux maux.

Al-Hidjama, du mot hidjm (absorber, extraire) est une méthode d’extraction du sang de la surface de l’épiderme à l’aide de ventouses. Elle est connue aussi sous les noms de l’incisiothérapie ou cupping therapy. Elle consiste à effectuer des petites incisions superficielles sur une partie bien précise, à y placer une ventouse, et à l’aide d’un appareil on en sortira l’air, afin de créer un vide, qui permettra au sang de sortir plus facilement. On peut placer plusieurs ventouses. L’endroit précis dépend des maux que l’on désire soigner. On récupère ainsi le sang, à l’aspect plus ou moins noirâtre et épais.

Il faut distinguer Al-Fasd et Al Hijama :

Al-Fasd consiste en une ponction sanguine directement dans une veine ou une artère. On introduit une lancette (ou aiguille) dans la veine ou l'artère désirée et on récupère le sang dans des coupelles de tailles définies selon la quantité voulue.

Al Hijama, nommée parfois saignée capillaire, se décompose en deux pratiques : "Sèche" ou "humide".

- La Hijama sèche consiste en l'application de ventouses ou une partie déterminée du corps afin de drainer le sang concentré sur une partie douloureuse afin de soulager. Elle est utilsée, par exemple, pour soulager les douleurs musculaires, notamment dans le dos, ainsi que les rhumatismes.

- La Hijama humide se distingue de la première par le fait que cette fois on va pratiquer de légères entailles sur la peau avant l'application des ventouses. Cette fois, le sang ne sera plus seulement drainé mais extrait du corps.

La Hijama faisait partie de la Souna est reconnu par l’OMS depuis 2004 comme une médecine qui soigne. Elle est également une médecine ancestrale (pratiquée en Egypte) mais aussi une médecine traditionnelle reconnue par les chinois.

Elle ne doit pas être appliquée sur certaines personnes (femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes faibles, les personnes sous anticoagulants). Elle peut être préventive, ou bien effectuée en cas de nécessité (douleurs, maux). Elle peut être réalisée à sec (sans les petites incisions superficielles) ou non.

Les nombreuses vertus de la Hijama

De nombreux hadiths authentiques rapportent la recommandation de faire la hijama, en raison de ses bienfaits sur notre corps. Il est rapporté de Anas (qu’ALLAH soit satisfait de lui) que le Prophète (Sal ALLAH A3leyhi wa SALAM) a dit : « La meilleure des choses par lesquelles vous vous traitez est la hijama et le costus marin ». (Rapporté par Boukhari (Al fath 150/10) et Muslim (n°1577)).

A ce sujet, l’imam Ibn Hadjar dit: « Ce hadith montre que le recours à la hijama est légiféré et aussi l’encouragement à se traiter par celle-ci, plus particulièrement, lorsque l’on éprouve un besoin en cela ». (Source : Al-fath (151/10)).

Il est aussi rapporté de Ibn 3Abas (qu’ALLAH soit satisfait de lui) que le Prophète (Sal ALLAH A3leyhi wa SALAM) a dit : « La nuit du voyage nocturne, aucun groupe d’anges ne m’a approché sans qu’ils m’aient tous dit: il t’incombe ô Mouhamed de recourir à la hijama »

et dans une version de Anas (qu’ALLAH soit satisfait de lui):

« Ordonne à ta communauté la pratique de la hijama ». (Hadith authentique rapporté par Ibn Madjah (n°3477-3479), cité dans as-sahiha (n°2263) de cheikh Al-Albani.

Cheikh Abou abdEL BARI abdEL HAMID al-3Arabi dit : « Ce hadith est l’une des preuves les plus grandioses sur le fait que la hijama est un remède Divin. Elle renferme, à ce jour, des bienfaits qui échappent encore aux spécialistes de la médecine ». (L'ouvrage « Iblagh al fahama bi fawaidil hijama »)

Pour exemple, voici une étude concernant l’indication de la hijama dans le traitement des céphalées ou maux de tête (il est, néanmoins, nécessaire d’établir la cause de ces céphalées car elles sont très nombreuses: névralgie, migraine, maladie de Horton, tumeur cérébrale mais aussi hypertension artérielle, sinusite, trouble visuel, stress…).

On s’intéresse ici à une étude, réalisée en Iran, étudiant l’intérêt de la hijama dans les migraines et les céphalées de tension(liées au stress) : « The efficacity of wet-cupping in the treatment of tension and migraine headache » publiée en 2008 dans la revue « The American Journal of Chinese Medicine » Vol.36, n°1, p37-44.

Ainsi, 70 patients présentant une céphalée chronique de type migraine ou de tension ont bénéficié d’une hijama humide à 3 reprises : J1, J14 et J28.

Puis, ces patients ont été suivis durant 3 mois en évaluant l’intensité des douleurs au moyen d’une échelle visuelle ainsi que la durée des épisodes douloureux.

Le point choisi est « al kâhil », en regard de la 7ème vertèbre cervicale.

Résultats : Par la permission de DIEU, 95% des cas, les patients ont décrit une amélioration des symptômes et dans 66% des cas, la douleur, la fréquence des épisodes douloureux et le recours aux médicaments ont diminué de manière significative.

Il est ainsi compréhensible de voir l’engouement suscitée par cette thérapeutique à travers le monde que ce soit auprès des professionnels de santé que des gens du commun et plus particulièrement au sein de la communauté musulmane.

Revivifier la hijama est donc un projet honorable mais ceci est une responsabilité dont tout le monde ne peux pas se charger.

En effet, le praticien de la hijama nécessite d’être formé aux principes fondamentaux de la médecine tels que la physiologie, la physiopathologie et l’anatomie.

D’autre part, le praticien désirant pratiquer la hijama se doit de maîtriser la technique d’extraction du sang mais aussi les règles d’asepsie liées à la manipulation du sang.

Dans ce sens, il apparaît que les professionnels de santé présentent une plus grande légitimité dans la pratique de la hijama.

Je rappelle enfin ce hadith de 3Amrou bnu Chou3ayb (qu’ALLAH soit satisfait de lui) qui rapporte que le Prophète (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) a dit : « Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes » (Hadith bon rapporté par Abou Dawoud, Ibn Madjah et d’autres, cité par cheikh Al-Albani dans As-sahih(635))